List Catherine Deneuve i 99 innych kobiet.

Miejsce Polski w Unii Europejskiej
Marian
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List Catherine Deneuve i 99 innych kobiet.

Postautor: Marian » 11 sty 2018, 11:26

Odpowiedź dla Kolegi Kostyra.

Po ostatnich aferach seksualnych w świecie show businessu / afera Weinsteina / powstała kobieca organizacja #MeToo /przeciwko molestowaniu seksualnemu/.

Nagle okazuje się, że wszystkie kobiety był zgwałcone.
Catherine Deneuve i 99 innych kobiet studzą radykalizm feministek z MeToo. W swoim liście piszą, że gwałt jest gwałtem i winien być karany.
Ale ani gwałtem, ani molestowaniem seksualnym nie jest niewinne lub nieudolne /?/ zalecanie się,czy przypadkowy dotyk a nawet uśmiech podziwu dla kobiecej urody.
Dzisiaj- napisano w liście 100 kobiet - pruderia feministek z #MeToo jest porażająca do tego stopnia, że każdy mający odmienne zdanie od nich jest piętnowany. Dzisiaj każdy mężczyzna może być niewinnie oskarżony i trudno mu się obronić przed zarzutem, zostaje potępiony bez sądu,przyczepiona łatka gwałciciela łamie mu karierę.
http://www.allocine.fr/article/ficheart ... 69944.html

Non au puritanisme et à la haine des hommes ! clament 100 femmes dans une tribune publiée dans Le Monde.
/ Nie dla purytanizmu i nienawiści do mężczyzn głosi 100 kobiet na łamach Le Monde/

http://soirmag.lesoir.be/133122/article ... uritanisme

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HarryBrown
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Re: List Catherine Deneuve i 99 innych kobiet.

Postautor: HarryBrown » 11 sty 2018, 13:31

Nie śledzę uważnie takich spraw ale jedno mnie w tym wszystkim zastanawia - dlaczego takie sprawy pokrzywdzone/pokrzywdzeni zgłaszają dopiero po 20-30 a nawet 40 latach od domniemanego czynu molestowania czy gwałtu. Gdyby chodziło o sprawiedliwość to zgłoszenia powinny następować natychmiast. Może więc chodzi o wyczekanie momentu w którym domniemany gwałciciel i/lub molestator będzie miał na rachunku bankowym pokaźną ilość zer?
Homo erectus = jansen21

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Kostyr
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Rejestracja: 26 lis 2016, 22:52

Re: List Catherine Deneuve i 99 innych kobiet.

Postautor: Kostyr » 11 sty 2018, 13:54

Marian pisze:Odpowiedź dla Kolegi Kostyra.

Chyba nie o to do końca mi chodziło. Tyle co zacytowałeś po polsku, jest dostępne w naszych gazetach. Chodziło mi o przetłumaczenie całego listu, bo wydaje mi się ważną wypowiedzią, a googlowskie tłumaczenie jest mocno ułomne. Dlatego zwróciłem się do Ciebie z prośbą o ładne przetłumaczenie, bo fracuskim operuję z równą łatwością jak chińskim. ;)

Des femmes libèrent une autre parole

Le viol est un crime. Mais la galanterie n’est pas une agression machiste, ni la drague insistante ou maladroite un délit.

À la suite de l’affaire Weinstein, a eu lieu une légitime prise de conscience des violences sexuelles exercées sur les femmes, notamment dans le cadre professionnel où certains hommes abusent de leur pouvoir. Elle était nécessaire. Mais cette libération de la parole se retourne aujourd'hui en son contraire : on nous intime de parler comme il faut, de taire ce qui fâche et celles qui refusent de se plier à de telles injonctions sont regardées comme des traîtresses, des complices ! Or c'est là le propre du puritanisme que d’emprunter, au nom d’un prétendu bien général, les arguments de la protection des femmes et de leur émancipation pour mieux les enchaîner à un statut d'éternelles victimes, de pauvres petites choses sous l'emprise de phallocrates démons, comme au bon vieux temps de la sorcellerie. De fait, #metoo a entraîné dans la presse et sur les réseaux sociaux une campagne de délation et de mise en accusation publique d’individus qui, sans qu’on leur laisse la possibilité ni de répondre ni de se défendre, ont été mis exactement sur le même plan que des agresseurs sexuels. Cette justice expéditive a déjà ses victimes, des hommes sanctionnés dans l’exercice de leur métier, contraints à la démission, etc., alors qu’ils n’ont eu pour seul tort que d’avoir touché un genou, tenté de voler un baiser, parlé de choses « intimes » lors d'un dîner professionnel ou d’avoir envoyé des messages à connotation sexuelle à une femme chez qui l'attirance n'était pas réciproque. Cette fièvre à envoyer les « porcs » à l’abattoir, loin d’aider les femmes à s’autonomiser, sert en réalité les intérêts des ennemis de la liberté sexuelle, des extrémistes religieux, des pires réactionnaires et de ceux qui estiment, au nom d’une conception substantielle du bien et de la morale victorienne qui va avec, que les femmes sont des êtres « à part », des enfants à visage d'adulte, réclamant d’être protégées. En face, les hommes sont sommés de battre leur coulpe et de dénicher, au fin fond de leur conscience rétrospective, un « comportement déplacé » qu’ils auraient pu avoir voici dix, vingt, ou trente ans, et dont ils devraient se repentir. La confession publique, l’incursion de procureurs autoproclamés dans la sphère privée, voilà qui installe comme un climat de société totalitaire.

La vague purificatoire ne semble connaître aucune limite. Là, on censure un nu d’Egon Schiele sur une affiche ; ici, on appelle au retrait d’un tableau de Balthus d’un musée au motif qu’il serait une apologie de la pédophilie ; dans la confusion absurde de l’homme et de l’œuvre, on demande l’interdiction de la rétrospective Roman Polanski à la Cinémathèque et on obtient le report de celle consacrée à Jean-Claude Brisseau. Une universitaire juge le film Blow Up de Michelangelo Antonioni « misogyne » et « inacceptable ». À la lumière de ce révisionnisme, John Ford (La Prisonnière du désert), et même Nicolas Poussin (L’Enlèvement des Sabines) n’en mènent pas large. Déjà, des éditeurs demandent à certaines d’entre nous de rendre nos personnages masculins moins « sexistes », de parler de sexualité et d’amour avec moins de démesure ou encore de faire en sorte que les « traumatismes subis par les personnages féminins » soient rendus plus évidents !

Ruwen Ogien défendait une liberté d'offenser indispensable à la création artistique. De la même manière, nous défendons une liberté d'importuner, indispensable à la liberté sexuelle. Nous sommes aujourd’hui suffisamment averties pour admettre que la pulsion sexuelle est par nature offensive et sauvage, mais nous sommes aussi suffisamment clairvoyantes pour ne pas confondre drague maladroite et agression sexuelle. Surtout, nous sommes conscientes que la personne humaine n’est pas monolithe : une femme peut, dans la même journée, diriger une équipe professionnelle et jouir d’être l’objet sexuel d’un homme, sans être une salope ni une vile complice du patriarcat. Elle peut veiller à ce que son salaire soit égal à celui d’un homme, et considérer que subir un frotteur dans le métro ne relève pas de l’agression, mais de l’expression d’une grande misère sexuelle, voire du non-événement. Au bord du ridicule, un projet de loi en Suède veut imposer un consentement explicitement notifié à tout candidat à un rapport sexuel ! Encore un effort et deux adultes qui auront envie de coucher ensemble devront au préalable cocher via une « Appli » de leur téléphone portable un document dans lequel les pratiques qu’ils acceptent et celles qu’ils refusent seront dûment listées.

En tant que femmes, nous ne nous reconnaissons pas dans ce féminisme qui, au-delà de la dénonciation des abus de pouvoir, prend le visage d’une haine des hommes et de la sexualité. Nous pensons que la liberté de dire non à une proposition sexuelle ne va pas sans la liberté d’importuner. Et nous considérons qu’il faut savoir répondre à cette liberté d'importuner autrement qu’en s’enfermant dans le rôle de la proie. Pour celles d'entre nous qui ont choisi d'avoir des enfants, nous estimons qu’il est plus judicieux d’élever nos filles de sorte qu’elles soient suffisamment informées et conscientes pour pouvoir vivre pleinement leur vie sans se laisser intimider ni culpabiliser. Les accidents qui peuvent toucher le corps d'une femme n’atteignent pas nécessairement sa dignité et ne doivent pas, si durs soient-ils parfois, nécessairement faire d’elle une victime perpétuelle. Car nous ne sommes pas réductibles à notre corps. Notre liberté intérieure est inviolable. Et cette liberté que nous chérissons ne va pas sans risques ni sans responsabilités.

Sarah Chiche

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Re: List Catherine Deneuve i 99 innych kobiet.

Postautor: sciemniacz » 11 sty 2018, 13:55

Czy kobieta korzystająca z zaproszenia do hotelowej sypialni mężczyzny późnym wieczorem, wie po co idzie, czy nie wie?
Poprę kandydaturę Romana Giertycha na prezydenta RP. Jeśli się zdecyduje... ;)

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HarryBrown
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Re: List Catherine Deneuve i 99 innych kobiet.

Postautor: HarryBrown » 11 sty 2018, 14:36

Sciemniacz, to jest bardzo prymitywne podejście do tematu. To brzmi jak oskarżenia pod adresem zgwałconej dziewczyny w stylu "dobrze tak dz...e, sama się prosiła bo wyzywająco się ubierała". Przecież spotkanie faceta z kobietą nawet wieczorem i do tego w jego apartamencie nie musi koniecznie mieć podtekstu seksualnego.
Homo erectus = jansen21

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sciemniacz
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Re: List Catherine Deneuve i 99 innych kobiet.

Postautor: sciemniacz » 11 sty 2018, 16:01

HarryBrown pisze:Sciemniacz, to jest bardzo prymitywne podejście do tematu. To brzmi jak oskarżenia pod adresem zgwałconej dziewczyny w stylu "dobrze tak dz...e, sama się prosiła bo wyzywająco się ubierała". Przecież spotkanie faceta z kobietą nawet wieczorem i do tego w jego apartamencie nie musi koniecznie mieć podtekstu seksualnego.

Nie, to są realia życia. Każda z nich musiała co najmniej zakładać "prywatny" przebieg spotkania. No chyba że chcesz powiedzieć, że wszystkie były pozbawionymi wyobraźni kretynkami.
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Marian
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Re: List Catherine Deneuve i 99 innych kobiet.

Postautor: Marian » 11 sty 2018, 18:51

Kostyr pisze:
Marian pisze:Odpowiedź dla Kolegi Kostyra.

Chyba nie o to do końca mi chodziło. Tyle co zacytowałeś po polsku, jest dostępne w naszych gazetach. Chodziło mi o przetłumaczenie całego listu, bo wydaje mi się ważną wypowiedzią, a googlowskie tłumaczenie jest mocno ułomne. Dlatego zwróciłem się do Ciebie z prośbą o ładne przetłumaczenie, bo fracuskim operuję z równą łatwością jak chińskim. ;)

Des femmes libèrent une autre parole

Le viol est un crime. Mais la galanterie n’est pas une agression machiste, ni la drague insistante ou maladroite un délit.

À la suite de l’affaire Weinstein, a eu lieu une légitime prise de conscience des violences sexuelles exercées sur les femmes, notamment dans le cadre professionnel où certains hommes abusent de leur pouvoir. Elle était nécessaire. Mais cette libération de la parole se retourne aujourd'hui en son contraire : on nous intime de parler comme il faut, de taire ce qui fâche et celles qui refusent de se plier à de telles injonctions sont regardées comme des traîtresses, des complices ! Or c'est là le propre du puritanisme que d’emprunter, au nom d’un prétendu bien général, les arguments de la protection des femmes et de leur émancipation pour mieux les enchaîner à un statut d'éternelles victimes, de pauvres petites choses sous l'emprise de phallocrates démons, comme au bon vieux temps de la sorcellerie. De fait, #metoo a entraîné dans la presse et sur les réseaux sociaux une campagne de délation et de mise en accusation publique d’individus qui, sans qu’on leur laisse la possibilité ni de répondre ni de se défendre, ont été mis exactement sur le même plan que des agresseurs sexuels. Cette justice expéditive a déjà ses victimes, des hommes sanctionnés dans l’exercice de leur métier, contraints à la démission, etc., alors qu’ils n’ont eu pour seul tort que d’avoir touché un genou, tenté de voler un baiser, parlé de choses « intimes » lors d'un dîner professionnel ou d’avoir envoyé des messages à connotation sexuelle à une femme chez qui l'attirance n'était pas réciproque. Cette fièvre à envoyer les « porcs » à l’abattoir, loin d’aider les femmes à s’autonomiser, sert en réalité les intérêts des ennemis de la liberté sexuelle, des extrémistes religieux, des pires réactionnaires et de ceux qui estiment, au nom d’une conception substantielle du bien et de la morale victorienne qui va avec, que les femmes sont des êtres « à part », des enfants à visage d'adulte, réclamant d’être protégées. En face, les hommes sont sommés de battre leur coulpe et de dénicher, au fin fond de leur conscience rétrospective, un « comportement déplacé » qu’ils auraient pu avoir voici dix, vingt, ou trente ans, et dont ils devraient se repentir. La confession publique, l’incursion de procureurs autoproclamés dans la sphère privée, voilà qui installe comme un climat de société totalitaire.

La vague purificatoire ne semble connaître aucune limite. Là, on censure un nu d’Egon Schiele sur une affiche ; ici, on appelle au retrait d’un tableau de Balthus d’un musée au motif qu’il serait une apologie de la pédophilie ; dans la confusion absurde de l’homme et de l’œuvre, on demande l’interdiction de la rétrospective Roman Polanski à la Cinémathèque et on obtient le report de celle consacrée à Jean-Claude Brisseau. Une universitaire juge le film Blow Up de Michelangelo Antonioni « misogyne » et « inacceptable ». À la lumière de ce révisionnisme, John Ford (La Prisonnière du désert), et même Nicolas Poussin (L’Enlèvement des Sabines) n’en mènent pas large. Déjà, des éditeurs demandent à certaines d’entre nous de rendre nos personnages masculins moins « sexistes », de parler de sexualité et d’amour avec moins de démesure ou encore de faire en sorte que les « traumatismes subis par les personnages féminins » soient rendus plus évidents !

Ruwen Ogien défendait une liberté d'offenser indispensable à la création artistique. De la même manière, nous défendons une liberté d'importuner, indispensable à la liberté sexuelle. Nous sommes aujourd’hui suffisamment averties pour admettre que la pulsion sexuelle est par nature offensive et sauvage, mais nous sommes aussi suffisamment clairvoyantes pour ne pas confondre drague maladroite et agression sexuelle. Surtout, nous sommes conscientes que la personne humaine n’est pas monolithe : une femme peut, dans la même journée, diriger une équipe professionnelle et jouir d’être l’objet sexuel d’un homme, sans être une salope ni une vile complice du patriarcat. Elle peut veiller à ce que son salaire soit égal à celui d’un homme, et considérer que subir un frotteur dans le métro ne relève pas de l’agression, mais de l’expression d’une grande misère sexuelle, voire du non-événement. Au bord du ridicule, un projet de loi en Suède veut imposer un consentement explicitement notifié à tout candidat à un rapport sexuel ! Encore un effort et deux adultes qui auront envie de coucher ensemble devront au préalable cocher via une « Appli » de leur téléphone portable un document dans lequel les pratiques qu’ils acceptent et celles qu’ils refusent seront dûment listées.

En tant que femmes, nous ne nous reconnaissons pas dans ce féminisme qui, au-delà de la dénonciation des abus de pouvoir, prend le visage d’une haine des hommes et de la sexualité. Nous pensons que la liberté de dire non à une proposition sexuelle ne va pas sans la liberté d’importuner. Et nous considérons qu’il faut savoir répondre à cette liberté d'importuner autrement qu’en s’enfermant dans le rôle de la proie. Pour celles d'entre nous qui ont choisi d'avoir des enfants, nous estimons qu’il est plus judicieux d’élever nos filles de sorte qu’elles soient suffisamment informées et conscientes pour pouvoir vivre pleinement leur vie sans se laisser intimider ni culpabiliser. Les accidents qui peuvent toucher le corps d'une femme n’atteignent pas nécessairement sa dignité et ne doivent pas, si durs soient-ils parfois, nécessairement faire d’elle une victime perpétuelle. Car nous ne sommes pas réductibles à notre corps. Notre liberté intérieure est inviolable. Et cette liberté que nous chérissons ne va pas sans risques ni sans responsabilités.

Sarah Chiche

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Nie cwaniakuj, nie rób podchodów podwórkowych....Jakiś mułowaty jesteś. Podałem ci clou treści listu. Patrz,HB i Ściemniacz pojęli o co chodzi 100 kobietom- sygnatariuszkom listu a ty nie...Zbastuj chłopczyku - proszę - i odwal się ode mnie .Kolejny raz cię proszę.Jeśli chcesz bym ci przetłumaczył list w całości to wystawię ci rachunek. Zgadzasz się ?

Marian
Posty: 1533
Rejestracja: 26 lis 2016, 22:57

Re: List Catherine Deneuve i 99 innych kobiet.

Postautor: Marian » 11 sty 2018, 20:27

Marian pisze:
Kostyr pisze:
Marian pisze:Odpowiedź dla Kolegi Kostyra.

Chyba nie o to do końca mi chodziło. Tyle co zacytowałeś po polsku, jest dostępne w naszych gazetach. Chodziło mi o przetłumaczenie całego listu, bo wydaje mi się ważną wypowiedzią, a googlowskie tłumaczenie jest mocno ułomne. Dlatego zwróciłem się do Ciebie z prośbą o ładne przetłumaczenie, bo fracuskim operuję z równą łatwością jak chińskim. ;)

Des femmes libèrent une autre parole

Le viol est un crime. Mais la galanterie n’est pas une agression machiste, ni la drague insistante ou maladroite un délit.

À la suite de l’affaire Weinstein, a eu lieu une légitime prise de conscience des violences sexuelles exercées sur les femmes, notamment dans le cadre professionnel où certains hommes abusent de leur pouvoir. Elle était nécessaire. Mais cette libération de la parole se retourne aujourd'hui en son contraire : on nous intime de parler comme il faut, de taire ce qui fâche et celles qui refusent de se plier à de telles injonctions sont regardées comme des traîtresses, des complices ! Or c'est là le propre du puritanisme que d’emprunter, au nom d’un prétendu bien général, les arguments de la protection des femmes et de leur émancipation pour mieux les enchaîner à un statut d'éternelles victimes, de pauvres petites choses sous l'emprise de phallocrates démons, comme au bon vieux temps de la sorcellerie. De fait, #metoo a entraîné dans la presse et sur les réseaux sociaux une campagne de délation et de mise en accusation publique d’individus qui, sans qu’on leur laisse la possibilité ni de répondre ni de se défendre, ont été mis exactement sur le même plan que des agresseurs sexuels. Cette justice expéditive a déjà ses victimes, des hommes sanctionnés dans l’exercice de leur métier, contraints à la démission, etc., alors qu’ils n’ont eu pour seul tort que d’avoir touché un genou, tenté de voler un baiser, parlé de choses « intimes » lors d'un dîner professionnel ou d’avoir envoyé des messages à connotation sexuelle à une femme chez qui l'attirance n'était pas réciproque. Cette fièvre à envoyer les « porcs » à l’abattoir, loin d’aider les femmes à s’autonomiser, sert en réalité les intérêts des ennemis de la liberté sexuelle, des extrémistes religieux, des pires réactionnaires et de ceux qui estiment, au nom d’une conception substantielle du bien et de la morale victorienne qui va avec, que les femmes sont des êtres « à part », des enfants à visage d'adulte, réclamant d’être protégées. En face, les hommes sont sommés de battre leur coulpe et de dénicher, au fin fond de leur conscience rétrospective, un « comportement déplacé » qu’ils auraient pu avoir voici dix, vingt, ou trente ans, et dont ils devraient se repentir. La confession publique, l’incursion de procureurs autoproclamés dans la sphère privée, voilà qui installe comme un climat de société totalitaire.

La vague purificatoire ne semble connaître aucune limite. Là, on censure un nu d’Egon Schiele sur une affiche ; ici, on appelle au retrait d’un tableau de Balthus d’un musée au motif qu’il serait une apologie de la pédophilie ; dans la confusion absurde de l’homme et de l’œuvre, on demande l’interdiction de la rétrospective Roman Polanski à la Cinémathèque et on obtient le report de celle consacrée à Jean-Claude Brisseau. Une universitaire juge le film Blow Up de Michelangelo Antonioni « misogyne » et « inacceptable ». À la lumière de ce révisionnisme, John Ford (La Prisonnière du désert), et même Nicolas Poussin (L’Enlèvement des Sabines) n’en mènent pas large. Déjà, des éditeurs demandent à certaines d’entre nous de rendre nos personnages masculins moins « sexistes », de parler de sexualité et d’amour avec moins de démesure ou encore de faire en sorte que les « traumatismes subis par les personnages féminins » soient rendus plus évidents !

Ruwen Ogien défendait une liberté d'offenser indispensable à la création artistique. De la même manière, nous défendons une liberté d'importuner, indispensable à la liberté sexuelle. Nous sommes aujourd’hui suffisamment averties pour admettre que la pulsion sexuelle est par nature offensive et sauvage, mais nous sommes aussi suffisamment clairvoyantes pour ne pas confondre drague maladroite et agression sexuelle. Surtout, nous sommes conscientes que la personne humaine n’est pas monolithe : une femme peut, dans la même journée, diriger une équipe professionnelle et jouir d’être l’objet sexuel d’un homme, sans être une salope ni une vile complice du patriarcat. Elle peut veiller à ce que son salaire soit égal à celui d’un homme, et considérer que subir un frotteur dans le métro ne relève pas de l’agression, mais de l’expression d’une grande misère sexuelle, voire du non-événement. Au bord du ridicule, un projet de loi en Suède veut imposer un consentement explicitement notifié à tout candidat à un rapport sexuel ! Encore un effort et deux adultes qui auront envie de coucher ensemble devront au préalable cocher via une « Appli » de leur téléphone portable un document dans lequel les pratiques qu’ils acceptent et celles qu’ils refusent seront dûment listées.

En tant que femmes, nous ne nous reconnaissons pas dans ce féminisme qui, au-delà de la dénonciation des abus de pouvoir, prend le visage d’une haine des hommes et de la sexualité. Nous pensons que la liberté de dire non à une proposition sexuelle ne va pas sans la liberté d’importuner. Et nous considérons qu’il faut savoir répondre à cette liberté d'importuner autrement qu’en s’enfermant dans le rôle de la proie. Pour celles d'entre nous qui ont choisi d'avoir des enfants, nous estimons qu’il est plus judicieux d’élever nos filles de sorte qu’elles soient suffisamment informées et conscientes pour pouvoir vivre pleinement leur vie sans se laisser intimider ni culpabiliser. Les accidents qui peuvent toucher le corps d'une femme n’atteignent pas nécessairement sa dignité et ne doivent pas, si durs soient-ils parfois, nécessairement faire d’elle une victime perpétuelle. Car nous ne sommes pas réductibles à notre corps. Notre liberté intérieure est inviolable. Et cette liberté que nous chérissons ne va pas sans risques ni sans responsabilités.

Sarah Chiche

Catherine Millet

Peggy Sastre

Abnousse ShaShalm


Dasz radę?


Nie cwaniakuj, nie rób podchodów podwórkowych....Jakiś mułowaty jesteś. Podałem ci clou treści listu. Patrz,HB i Ściemniacz pojęli o co chodzi 100 kobietom- sygnatariuszkom listu a ty nie...Zbastuj chłopczyku - proszę - i odwal się ode mnie .Kolejny raz cię proszę.Jeśli chcesz bym ci przetłumaczył list w całości to wystawię ci rachunek. Zgadzasz się ?


Dopisek spowodowany chęcią opróżnienia kieszeni nieuka Kostyra :
- Kostyrze,jeśli sobie życzysz i ZAPŁACISZ to z j. francuskiego i angielskiego mogę ci tłumaczyć na j.j.j.polski. rosyjski,białoruski i ukraiński i naoborot z tych ostatnich języków mogę traduire na francuskij język :lol: :lol: :lol:

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HarryBrown
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Rejestracja: 28 lis 2016, 17:51

Re: List Catherine Deneuve i 99 innych kobiet.

Postautor: HarryBrown » 11 sty 2018, 21:22

sciemniacz pisze:
HarryBrown pisze:Sciemniacz, to jest bardzo prymitywne podejście do tematu. To brzmi jak oskarżenia pod adresem zgwałconej dziewczyny w stylu "dobrze tak dz...e, sama się prosiła bo wyzywająco się ubierała". Przecież spotkanie faceta z kobietą nawet wieczorem i do tego w jego apartamencie nie musi koniecznie mieć podtekstu seksualnego.

Nie, to są realia życia. Każda z nich musiała co najmniej zakładać "prywatny" przebieg spotkania. No chyba że chcesz powiedzieć, że wszystkie były pozbawionymi wyobraźni kretynkami.

Ale nie rób proszę z rodzaju męskiego jakiejś bandy jaskiniowych troglodytów, którzy na widok każdej samotnej kobiety nagle przeobrażają się w bestie, które nie potrafią opanować swoich instynktów.Chyba nie chcesz mi powiedzieć, że dziewczyna umawiająca się na spotkanie/randkę z chłopakiem musi z góry zakładać, że będzie musiała odbyć z nim stosunek seksualny w tej czy innej formie.
Homo erectus = jansen21

Marian
Posty: 1533
Rejestracja: 26 lis 2016, 22:57

Re: List Catherine Deneuve i 99 innych kobiet.

Postautor: Marian » 11 sty 2018, 21:31

HarryBrown pisze:
sciemniacz pisze:
HarryBrown pisze:Sciemniacz, to jest bardzo prymitywne podejście do tematu. To brzmi jak oskarżenia pod adresem zgwałconej dziewczyny w stylu "dobrze tak dz...e, sama się prosiła bo wyzywająco się ubierała". Przecież spotkanie faceta z kobietą nawet wieczorem i do tego w jego apartamencie nie musi koniecznie mieć podtekstu seksualnego.

Nie, to są realia życia. Każda z nich musiała co najmniej zakładać "prywatny" przebieg spotkania. No chyba że chcesz powiedzieć, że wszystkie były pozbawionymi wyobraźni kretynkami.

Ale nie rób proszę z rodzaju męskiego jakiejś bandy jaskiniowych troglodytów, którzy na widok każdej samotnej kobiety nagle przeobrażają się w bestie, które nie potrafią opanować swoich instynktów.Chyba nie chcesz mi powiedzieć, że dziewczyna umawiająca się na spotkanie/randkę z chłopakiem musi z góry zakładać, że będzie musiała odbyć z nim stosunek seksualny w tej czy innej formie.


Ależ to i sex-samiec z tego ściemniacza... Strach zaprosić takiego do domu, ugościć a potem wyjść po piwo na róg ulicy i zostawić go w domu z własną żoną lub córką. Zgwałci,ani chybi :lol: :lol: :lol:

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sciemniacz
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Rejestracja: 21 gru 2016, 20:23

Re: List Catherine Deneuve i 99 innych kobiet.

Postautor: sciemniacz » 12 sty 2018, 7:38

HarryBrown pisze:Ale nie rób proszę z rodzaju męskiego jakiejś bandy jaskiniowych troglodytów, którzy na widok każdej samotnej kobiety nagle przeobrażają się w bestie, które nie potrafią opanować swoich instynktów.Chyba nie chcesz mi powiedzieć, że dziewczyna umawiająca się na spotkanie/randkę z chłopakiem musi z góry zakładać, że będzie musiała odbyć z nim stosunek seksualny w tej czy innej formie.

Nie robię. I nie mówimy o randce. Mówimy o sytuacji kiedy ta dziewczyna korzysta z wieczornego zaproszenia do domu obcego mężczyzny. Ale nie ma problemu, spróbuj zaproponować koleżance/podwładnej z pracy, z którą nie jesteś w dużej zażyłości "słuchaj, może ja wynajmę pokój w hotelu, a ty przyjdziesz do mnie w sobotę wieczorem, porozmawiamy sobie o różnych sprawach". Jeśli to nie będzie dla niej propozycja "bliższej znajomości", to daj znać, odszczekam.

Marian pisze:Ależ to i sex-samiec z tego ściemniacza... Strach zaprosić takiego do domu, ugościć a potem wyjść po piwo na róg ulicy i zostawić go w domu z własną żoną lub córką. Zgwałci,ani chybi :lol: :lol: :lol:

Ja nie usprawiedliwiam molestowania. Po prostu nie wierzę, że szły pierwsze naiwne "rozmawiać o filmie". Skończmy z tą pruderią.
Poprę kandydaturę Romana Giertycha na prezydenta RP. Jeśli się zdecyduje... ;)

Awatar użytkownika
Kostyr
Posty: 522
Rejestracja: 26 lis 2016, 22:52

Re: List Catherine Deneuve i 99 innych kobiet.

Postautor: Kostyr » 12 sty 2018, 18:52

Marian pisze:Nie cwaniakuj, nie rób podchodów podwórkowych....Jakiś mułowaty jesteś. Podałem ci clou treści listu. Patrz,HB i Ściemniacz pojęli o co chodzi 100 kobietom- sygnatariuszkom listu a ty nie...Zbastuj chłopczyku - proszę - i odwal się ode mnie .Kolejny raz cię proszę.Jeśli chcesz bym ci przetłumaczył list w całości to wystawię ci rachunek. Zgadzasz się ?
Marian pisze:Dopisek spowodowany chęcią opróżnienia kieszeni nieuka Kostyra :
- Kostyrze,jeśli sobie życzysz i ZAPŁACISZ to z j. francuskiego i angielskiego mogę ci tłumaczyć na j.j.j.polski. rosyjski,białoruski i ukraiński i naoborot z tych ostatnich języków mogę traduire na francuskij język :lol: :lol: :lol:

Wybacz, zapomniałem, że mam do czynienia z raczej średnio inteligentnym, interesownym bufonem.
Podziwiam deklarowane umiejętności lingwistyczne, choć jak widać na deklaracjach się kończy, więc trudno ocenić rzeczywistość.
Natomiast wielokrotne cytowanie całej cudzej wypowiedzi, na którą odpowiadasz, jest sprzeczne z netykietą i tutaj masz dużo do odrobienia.

Widać mamy różną wrażliwość i dla mnie co innego jest istotą tej wypowiedzi:
En tant que femmes, nous ne nous reconnaissons pas dans ce féminisme qui, au-delà de la dénonciation des abus de pouvoir, prend le visage d’une haine des hommes et de la sexualité. Nous pensons que la liberté de dire non à une proposition sexuelle ne va pas sans la liberté d’importuner. Et nous considérons qu’il faut savoir répondre à cette liberté d'importuner autrement qu’en s’enfermant dans le rôle de la proie. Pour celles d'entre nous qui ont choisi d'avoir des enfants, nous estimons qu’il est plus judicieux d’élever nos filles de sorte qu’elles soient suffisamment informées et conscientes pour pouvoir vivre pleinement leur vie sans se laisser intimider ni culpabiliser. Les accidents qui peuvent toucher le corps d'une femme n’atteignent pas nécessairement sa dignité et ne doivent pas, si durs soient-ils parfois, nécessairement faire d’elle une victime perpétuelle. Car nous ne sommes pas réductibles à notre corps. Notre liberté intérieure est inviolable. Et cette liberté que nous chérissons ne va pas sans risques ni sans responsabilités.

niż, dosyć prymitywne, opisy gazetowe. Myślę, że czytający jakoś poradzą sobie z tłumaczeniem.

PS
Tutaj też piszesz dla forsy?

pantg
Posty: 973
Rejestracja: 30 lis 2016, 12:57

Re: List Catherine Deneuve i 99 innych kobiet.

Postautor: pantg » 14 sty 2018, 10:25

Oj, animozje nie biorą się z sufitu, tylko z nietaktu i z nieporozumień. Warto powstrzymać się od złego słowa

Marian
Posty: 1533
Rejestracja: 26 lis 2016, 22:57

Re: List Catherine Deneuve i 99 innych kobiet.

Postautor: Marian » 15 sty 2018, 9:30

http://www.msn.com/fr-fr/actualite/fran ... ocid=ientp

Catherine Deneuve « présente [ses] excuses » aux « victimes d’actes odieux qui ont pu se sentir agressées » par le texte. / Catherine Deneuve preprasza ofiary wstrętnych aktów ,które poczuły się zaatakowane tekstem /listu 99 /.


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